J'ai commencé l'apiculture avec 1 essaim sauvage il y a 7 ans ne connaissant rien à l'apiculture,, j'ai appris seul , au contact des ruches et à l'occasion de rencontres avec d'autres apiculteurs.
Au fil des année, mon rucher s'est agrandi , j'ai beaucoup travaillé comme salarié afin d'avoir les moyens d'investir et de développer mon activité. Aujourd'hui j'ai environ 200 ruches qui hivernent. Je pensais faire travailler des abeilles et c'est moi qui travaille le plus!!!
Encore beaucoup d'investissements sont à venir, je reste salarié à mi-temps.
L'apiculture reste une pratique difficile, physiquement et émotionnellement dure, la production est aléatoire, les abeilles sont constamment affaiblies par les conséquences de la présence de varroa, de la baisse de la biodiversité et des modifications climatiques chaotiques. Les ruches sont nourries hors période de récolte et juste pour garantir leur survie même si je veille à leur laisser toujours une bonne partie de la récolte pour elles.
Cela reste pour moi une belle aventure dont j'aurai beaucoup de mal à me passer : il y a tant de beauté à voir les abeilles vivre et produire du miel!
Damien
* Dans la pratique : pour rendre le miel crémeux, il est indispensable de gérer sa cristallisation. Il faut savoir que le miel de lavande naturellement en le brassant va devenir crémeux, car il a une granulométrie très fine. J'utilise la propriété physico-chimique des miels de copier la plus fine granulométrie. J'ensemence donc les miels avec 5% environ de miel crémeux de lavande , en les mélangeant doucement et régulièrement avec une longue pagaie, j'obtiens des miels crémeux à la granulométrie fine mais aux saveurs différentes. Le miel est un produit vivant soumis aux aléas climatiques et les résultats peuvent différer ! Oups !
* Miel cru : Le miel est un produit naturel, sain et vivant, censé nous apporter de nombreux bénéfices
pour notre santé. Cependant, acquérir un miel pur, de qualité et non traité n’est pas évident. La majorité des miels que nous trouvons dans le commerce, ont subi divers procédés industriels.
Contrairement au miel cru, le miel industriel est pasteurisé.
Vous savez, ce mot que l’on voit toujours inscrit sur les bouteilles de lait ! Ce traitement est aussi appliqué au miel.
Lors de la pasteurisation, il est chauffé à haute température, au moins 70°, puis très rapidement refroidi.
On obtient un miel transformé, qui est plus maniable, à la texture lisse et claire. Cependant, même s’il est plus esthétique que le miel cru, il est dénué de ses vertus thérapeutiques ! Il a perdu ses arômes délicats, et sa grande richesse nutritive. Je ne chauffe jamais le miel.
*Miel de cru : ce sont des miels monofloraux pour au moins 80 %.



Une petite Mélia prête à m'aider, mais finalement non ! et sa maman non plus ! Mais un peu loin des abeilles, j'ai de l'aide !!!
Je pratique une apiculture non transhumante qui me convient mieux. Mon biotope me permet pour l'instant d'éviter de bouger les ruches même si le rendement et la diversité en miel sont moindres. C'est un choix : Les abeilles sont moins stressées et le bilan carbone est très bas.
Mon rucher principal est installé à Thèze (Alpes de Haute-Provence), où je récolte le miel de lavande et le "toutes fleurs".
J'ai 2 autres ruchers situés à Thuoux (Hautes-Alpes) et à Laborel (Drôme) où je peux récolter des miels de montagne et de lavande fine.
Récemment une alternative au pots en verre avec les pots végétaux s'est présentée, je les ai choisis pour leur qualité environnementale : biosourcés à 100%. Réutilisables et lavables à moins de 45°, biodégradables et compostables en fin de vie, et leur légèreté adaptée aux envois postaux.